Archives de catégorie : Culture

APOPO

New Innovations for the Mine Detection Rats

Last week was World Innovation and Creativity day. In this spirit, APOPO is carrying out innovative research to investigate alternative ways that the mine detection rats can show us that they have found a landmine. The goal is to reduce ambiguity in the rats’ signals, which will make training and mine detection more efficient.

The rats are clever creatures and we are training them to pull a ball fixed onto a collar when they find a target (such as the tea egg containing TNT pictured above). When the rat pulls the ball on the current prototype, a beep is sounded that clearly signals to the handler that the rat has found a target. Future prototypes of the collar might enable an LED to light up when the rat pulls the ball, or it could conceivably communicate a wireless signal to a handheld device carried by the trainer. In the future, this device could even be used for detection of other odor targets.

 

THE WOMAN WHO SMELLS PARKINSON’S MEETS THE RATS WHO SMELL TB

By Christophe Cox | CEO APOPO

Joy Milne visits the APOPO training center in Tanzania.

“Joy Milne is better known as The woman who can smell Parkinson’s. In December, I saw Joy’s media appearances and learned about her collaboration with Edinburgh and Manchester Universities. At the 2018 People’s Postcode Lottery annual Charity Gala in Edinburgh, I met her and Dr Tilo Kunath. I took the opportunity to invite Joy to visit APOPO in Tanzania.

There is currently no definitive test (such as a blood test) to make a diagnosis of Parkinson’s disease. Instead, a doctor takes a careful medical history and performs a thorough neurological examination, looking in particular for a combination of symptoms to be present. It remains an incredibly difficult disease to diagnose. Joy’s own husband contracted the disease but she only discovered she could smell it after she had joined a Parkinson’s charity and met other people suffering from the disease around whom existed the same musky smell. Joy had actually noticed this odor around her husband years before he was diagnosed. By chance she mentioned this observation to scientists at a talk and they were fascinated.

Dr. Tilo Kunath, a Parkinson’s UK fellow at the MRC Centre for Regenerative Medicine, Edinburgh decided to test Joy’s sense of smell by using t-shirts which had been worn by six people with Parkinson’s and six without. She not only correctly identified the six positive samples but she pointed out that one of the control six had the smell as well. A few months later the t-shirt owner was diagnosed with Parkinson’s.

Dr. Kunath then enlisted the help of Prof Perdita Barran, an expert in chemical analysis from the School of Chemistry Manchester University, to try to isolate the molecules that form the scent that Joy is able to smell. Prof. Perdita Barran and her team discovered that people with Parkinson’s seem to have different molecules in the scent bouquet, which it is what Joy is able to identify simply through smell.

Joy had already heard about APOPO and she accepted my offer to visit our research and development headquarters in Tanzania, see the HeroRATs in action and meet our R&D and TB research team headed by Dr. Cindy Fast and Dr. Lena Fiebig. Joy spent a week with us learning about our scent detection work and kindly sharing her own experiences and knowledge. Unlike our rats, Joy can communicate directly with us and her observations were very interesting food for thought. For example Joy closely observed the rats sniffing behavior and made several recommendations related to their behavior and other conflicting scents in the working environment. We also learned a lot from her methodic approach using her analytical olfaction capacity in combination with a spectrometer to identify the volatiles of disease.

Joy’s visit was extremely interesting and helpful and we hope to have her back in the near future so that we can direct her to a more focused study from which I believe we will learn a great deal. Science aside, Joy is a wonderful woman whose generosity with her time and knowledge made her an absolute pleasure to host.”

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Les Rats ça nous tue rat

Les rats rat follent de ronger les plastiques, caoutchoucs, et autres gaines;

ils sont par exemple capables de percer des tuyaux de gaz, endormant ainsi à jamais les occupants des lieux.

ils rongent aussi les gaines électriques, créant ainsi des incendies dramatiques

mais ce qu’ils aiment par dessus tout, c’est ronger les appareils à ultras-sons censés les éloigner !!!

MEMOIRE DE RATS

Il y a 50 ans, les rats envahissaient les Halles !

>Culture & Loisirs|Charles de Saint Sauveur|28 janvier 2018, 14h58|1
 Pendant un siècle, les Halles ont été la corne d’abondance des rats parisiens. On a craint le pire avec la destruction du Ventre de Paris (ici la une du « Parisien libéré » du 8 février 1968).AFP

Une vidéo diffusée par notre journal est venue rappeler que les rongeurs prolifèrent dans la capitale. L’inquiétude ressurgit régulièrement, comme il y a 50 ans, avec le déménagement à Rungis du «Ventre de Paris».

Le 8 février 1968, c’est sur les sommets de Chamrousse (Isère) que les Français ont les yeux rivés : Jean-Claude Killy, la star tricolore du ski, s’apprête à disputer — et gagner — la descente olympique. Mais ce jeudi-là, l’autre sujet qui barre la une du «Parisien libéré» invite à regarder beaucoup plus bas… dans les sous-sols de la capitale. «200 000 rats menacent d’envahir Paris», titre le quotidien, en prenant soin de glisser une photo de la bestiole.

Pourquoi ce cri d’alarme ? C’est la démolition des Halles, prévue dans un an, qui inquiète les autorités. Jean Maillet, le rapporteur de la propreté au Conseil de Paris, l’explique au journal sans détour : «Faute de trouver sur place leur nourriture, les rats des Halles vont sortir des entrepôts dans lesquels ils se terraient et envahir les immeubles riverains.» S’il n’a plus rien à se mettre sous les dents, le surmulot affamé devient «furieux», souligne le journaliste. Et de rappeler la belle frayeur de la famille Ellia en mars 1967, «quand une horde de rats s’est lancée à l’assaut d’un appartement au 6, passage Lepic».

LIRE AUSSI< Prolifération de rats à Paris : la vidéo choc d’un éboueur

Une armée de techniciens pour lutter contre le fléau

Pour les autorités, il y a en effet de quoi se ronger les sangs. Ce n’est pas une mince affaire de détruire tout un quartier, il est vrai congestionné et plus du tout conforme aux normes hygiéniques. Les célèbres Halles de Baltard, douze pavillons de fer et de verre construits sous Napoléon III, seront rasés. Et avec eux, toute une histoire, celle du «Ventre de Paris» qui n’a cessé d’enfler depuis le XVIe siècle.

Adieu bouchers, tripiers, primeurs, pétrisseurs de beurre et mireurs qui passaient les oeufs à la bougie pour vérifier leur fraîcheur. Adieu crieurs, vitriers, «forts des Halles», marchands de soupe, tasseurs, dont l’art consistait à édifier de gigantesques pyramides de légumes. C’est tout ce petit monde des Halles qui doit disparaître dans la nuit du 1er mars 1969, pour prendre la direction de Rungis, en banlieue sud.

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Tous ? Non, les rats, eux, ne seront pas du voyage. Depuis cinq siècles que le quartier alimente les appétits voraces de la capitale, les surmulots sont ici chez eux. D’authentiques riverains, certes relégués dans les égouts, mais qui revendiquent — comme leurs voisins humains du dessus — de se servir dans ce fantastique garde-manger. Ils l’ignorent mais pour eux, le jour du dernier festin approche.

Pis : les pouvoirs publics mitonnent un plan radical qui prévoit de… ratiboiser toutes les colonies du secteur ! C’est donc la guerre des Halles qui leur est déclarée avec, à la manoeuvre, Lucienne Corre-Hurst, directrice des laboratoires du rat et des épidémies à la préfecture de police.

Plus question d’envoyer des CRS mater la révolte étudiante comme en mai, mais des bataillons de techniciens. Pendant des mois, le terrain est «miné» par la pose d’appâts : près de 2 300 immeubles dératisés en continu. Voilà pour le harcèlement. Place, désormais, à l’assaut proprement dit. Il est lancé le 28 février au matin, veille du déménagement à Rungis. A l’aube, environ 150 hommes casqués partent traquer les gaspards.

Une semaine de battue, 10 t de raticides déversés dans les égouts, les caves, le métro, les entrepôts… Le 8 mars, le premier bilan tombe… grotesque : 18 cadavres seulement ! Ils sont partis à Rungis à la queue leu leu, clame la rumeur publique. Même le général de Gaulle, dans sa retraite de Colombey, s’en émeut auprès de son ex-ministre de la Culture, André Malraux, qui se dit lui aussi «intrigué» par cette disparition. La réalité se fera jour plus tard : comme leur instinct les y pousse, les rongeurs — 20 000 dit-on — s’étaient cachés pour mourir.

Pour en savoir plus, le passionnant livre de la journaliste Zineb Dryef : « Dans les murs : les Rats de la Grande Peste à Ratatouille » (Editions Don Quichotte).

 

Panique en 1920 : la peste revient à Paris

«Il y a la peste à Paris, mais il ne faut pas en parler, nous dit un chef de service à Pasteur.» La confidence d’un ponte de l’Institut est relayée à la unedu «Populaire» le 1 er septembre 1920. Mais cela fait déjà plus de trois mois que les autorités sanitaires tentent d’endiguer la peste bubonique qui fait son grand retour dans les faubourgs de la capitale. La mort, le 15 mai à l’hôpital Bretonneau (XVIIIe), d’un garçon de 8 ans, le corps couvert de taches bleues, avec un gros bubon à l’aine, est suivie le lendemain de celle de son père, victime lui aussi du bacille qui avait décimé un bon tiers de l’Europe au milieu du XIVe siècle.

On sait désormais la soigner, heureusement, mais il faut remonter la piste sans tarder pour empêcher la maladie de progresser. Et agir dans la plus grande discrétion pour éviter la panique : la peste est ainsi appelée «maladie numéro 9» (la lettre «p» arrive en 9e position dans la liste des 13 affections contagieuses qui font l’objet d’une déclaration obligatoire). Au début de l’été, un autre foyer se déclare au 44, rue d’Hautpoul (XIXe), qui abrite une cité poisseuse derrière les Buttes-Chaumont.

Trois membres d’une même famille décèdent. Ici comme à Levallois ou sur les anciennes fortifications de Saint-Ouen, mais aussi à Clichy et Pantin, partout où les cas sont recensés, les limiers finissent par observer que les chiffonniers sont en première ligne. Cette population misérable vit des détritus qu’elle ramasse et vend. Forcément, les rats ne sont jamais loin. Et ce sont eux, comme l’a prouvé Alexandre Yersin vingt-cinq ans plus tôt, qui transmettent la peste via leurs puces.

Au terme d’une campagne de vaccination, la peste décline assez vite à la fin 1920, après avoir contaminé une centaine de malades, et fait 34 morts. Comment diable ce fléau d’un autre âge était-il revenu à Paris ? Par un bateau venu des Indes, a ensuite démontré une enquête. Chargé de charbon anglais, il avait remonté la Seine depuis Le Havre jusqu’à Levallois, où il resta deux jours, le temps à quelques rats infestés… de quitter le navire