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MEMOIRE DE RATS

CULTURE & LOISIRS

Il y a 50 ans, les rats envahissaient les Halles !

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Il y a 50 ans, les rats envahissaient les Halles !

>Culture & Loisirs|Charles de Saint Sauveur|28 janvier 2018, 14h58|1
 Pendant un siècle, les Halles ont été la corne d’abondance des rats parisiens. On a craint le pire avec la destruction du Ventre de Paris (ici la une du « Parisien libéré » du 8 février 1968).AFP

Une vidéo diffusée par notre journal est venue rappeler que les rongeurs prolifèrent dans la capitale. L’inquiétude ressurgit régulièrement, comme il y a 50 ans, avec le déménagement à Rungis du «Ventre de Paris».

Le 8 février 1968, c’est sur les sommets de Chamrousse (Isère) que les Français ont les yeux rivés : Jean-Claude Killy, la star tricolore du ski, s’apprête à disputer — et gagner — la descente olympique. Mais ce jeudi-là, l’autre sujet qui barre la une du «Parisien libéré» invite à regarder beaucoup plus bas… dans les sous-sols de la capitale. «200 000 rats menacent d’envahir Paris», titre le quotidien, en prenant soin de glisser une photo de la bestiole.

Pourquoi ce cri d’alarme ? C’est la démolition des Halles, prévue dans un an, qui inquiète les autorités. Jean Maillet, le rapporteur de la propreté au Conseil de Paris, l’explique au journal sans détour : «Faute de trouver sur place leur nourriture, les rats des Halles vont sortir des entrepôts dans lesquels ils se terraient et envahir les immeubles riverains.» S’il n’a plus rien à se mettre sous les dents, le surmulot affamé devient «furieux», souligne le journaliste. Et de rappeler la belle frayeur de la famille Ellia en mars 1967, «quand une horde de rats s’est lancée à l’assaut d’un appartement au 6, passage Lepic».

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Une armée de techniciens pour lutter contre le fléau

Pour les autorités, il y a en effet de quoi se ronger les sangs. Ce n’est pas une mince affaire de détruire tout un quartier, il est vrai congestionné et plus du tout conforme aux normes hygiéniques. Les célèbres Halles de Baltard, douze pavillons de fer et de verre construits sous Napoléon III, seront rasés. Et avec eux, toute une histoire, celle du «Ventre de Paris» qui n’a cessé d’enfler depuis le XVIe siècle.

Adieu bouchers, tripiers, primeurs, pétrisseurs de beurre et mireurs qui passaient les oeufs à la bougie pour vérifier leur fraîcheur. Adieu crieurs, vitriers, «forts des Halles», marchands de soupe, tasseurs, dont l’art consistait à édifier de gigantesques pyramides de légumes. C’est tout ce petit monde des Halles qui doit disparaître dans la nuit du 1er mars 1969, pour prendre la direction de Rungis, en banlieue sud.

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Tous ? Non, les rats, eux, ne seront pas du voyage. Depuis cinq siècles que le quartier alimente les appétits voraces de la capitale, les surmulots sont ici chez eux. D’authentiques riverains, certes relégués dans les égouts, mais qui revendiquent — comme leurs voisins humains du dessus — de se servir dans ce fantastique garde-manger. Ils l’ignorent mais pour eux, le jour du dernier festin approche.

Pis : les pouvoirs publics mitonnent un plan radical qui prévoit de… ratiboiser toutes les colonies du secteur ! C’est donc la guerre des Halles qui leur est déclarée avec, à la manoeuvre, Lucienne Corre-Hurst, directrice des laboratoires du rat et des épidémies à la préfecture de police.

Plus question d’envoyer des CRS mater la révolte étudiante comme en mai, mais des bataillons de techniciens. Pendant des mois, le terrain est «miné» par la pose d’appâts : près de 2 300 immeubles dératisés en continu. Voilà pour le harcèlement. Place, désormais, à l’assaut proprement dit. Il est lancé le 28 février au matin, veille du déménagement à Rungis. A l’aube, environ 150 hommes casqués partent traquer les gaspards.

Une semaine de battue, 10 t de raticides déversés dans les égouts, les caves, le métro, les entrepôts… Le 8 mars, le premier bilan tombe… grotesque : 18 cadavres seulement ! Ils sont partis à Rungis à la queue leu leu, clame la rumeur publique. Même le général de Gaulle, dans sa retraite de Colombey, s’en émeut auprès de son ex-ministre de la Culture, André Malraux, qui se dit lui aussi «intrigué» par cette disparition. La réalité se fera jour plus tard : comme leur instinct les y pousse, les rongeurs — 20 000 dit-on — s’étaient cachés pour mourir.

Pour en savoir plus, le passionnant livre de la journaliste Zineb Dryef : « Dans les murs : les Rats de la Grande Peste à Ratatouille » (Editions Don Quichotte).

 

Panique en 1920 : la peste revient à Paris

«Il y a la peste à Paris, mais il ne faut pas en parler, nous dit un chef de service à Pasteur.» La confidence d’un ponte de l’Institut est relayée à la unedu «Populaire» le 1 er septembre 1920. Mais cela fait déjà plus de trois mois que les autorités sanitaires tentent d’endiguer la peste bubonique qui fait son grand retour dans les faubourgs de la capitale. La mort, le 15 mai à l’hôpital Bretonneau (XVIIIe), d’un garçon de 8 ans, le corps couvert de taches bleues, avec un gros bubon à l’aine, est suivie le lendemain de celle de son père, victime lui aussi du bacille qui avait décimé un bon tiers de l’Europe au milieu du XIVe siècle.

On sait désormais la soigner, heureusement, mais il faut remonter la piste sans tarder pour empêcher la maladie de progresser. Et agir dans la plus grande discrétion pour éviter la panique : la peste est ainsi appelée «maladie numéro 9» (la lettre «p» arrive en 9e position dans la liste des 13 affections contagieuses qui font l’objet d’une déclaration obligatoire). Au début de l’été, un autre foyer se déclare au 44, rue d’Hautpoul (XIXe), qui abrite une cité poisseuse derrière les Buttes-Chaumont.

Trois membres d’une même famille décèdent. Ici comme à Levallois ou sur les anciennes fortifications de Saint-Ouen, mais aussi à Clichy et Pantin, partout où les cas sont recensés, les limiers finissent par observer que les chiffonniers sont en première ligne. Cette population misérable vit des détritus qu’elle ramasse et vend. Forcément, les rats ne sont jamais loin. Et ce sont eux, comme l’a prouvé Alexandre Yersin vingt-cinq ans plus tôt, qui transmettent la peste via leurs puces.

Au terme d’une campagne de vaccination, la peste décline assez vite à la fin 1920, après avoir contaminé une centaine de malades, et fait 34 morts. Comment diable ce fléau d’un autre âge était-il revenu à Paris ? Par un bateau venu des Indes, a ensuite démontré une enquête. Chargé de charbon anglais, il avait remonté la Seine depuis Le Havre jusqu’à Levallois, où il resta deux jours, le temps à quelques rats infestés… de quitter le navire

LES ILES AUX RATS

Les iles, quelles soient « terrestres » ou maritimes, constituent un habitat particulièrement propice  aux rats qui y trouvent de la nourriture en abondance avec les œufs des oiseaux,des petites proies, des baies dans les maquis et des caches très inaccessibles dans les falaises, berges ou talus.

Elles sont de plus  souvent  « sécurisées » du fait de faibles populations.

C’est ainsi qu’ils ont colonisé pratiquement toutes les iles de la planète et que l’on trouve des « iles aux Rats » sur tous les continents.

 

Rat Islands, uninhabited group of the Aleutian Islands, southwestern Alaska, U.S. They extend about 110 miles (175 km) southeast of the Near Islands and west of the Andreanof Islands. The largest of the islands are AmchitkaKiska, and Semisopochnoi. Separated from the Andreanof Islands by Amchitka Pass, one of the main navigational lines through the Aleutian Islands, the Rat Islands are part of the extensive Alaska Maritime National Wildlife Refuge. Kiska Island was occupied by the Japanese during World War II. In 1965, 1969, and 1971, the U.S. Department of Defense and the Atomic Energy Commission conducted underground nuclear tests on Amchitka Island. Semisopochnoi Volcano, which rises to 4,005 feet (1,221 metres), has erupted several times since the 18th century, and the region continues to be seismically active.

ile aux Rats ILE TUDY FINISTERE

Ile Ratonneau voisine du château d’If MARSEILLE

Compiègne – 60 – Ile des Rats

56 Ile des Rats. Image satellite

56 Ile des Rats. Image satellite56 Géographie comp10

L’Oise, à Compiègne. Une vue vers l’aval depuis le nouveau pont, inauguré au mois de septembre 2011, qui relie la ville, rive gauche, à la commune voisine de Margny-les-Compiègne, rive droite. Celui-ci améliore aujourd’hui les conditions du trafic routier en centre-ville, en facilitant les traversées du fleuve sur l’ancien site, dit « du Port à Bateaux ». Car sur la voie d’eau, navigable jusqu’à la confluence d’avec la Seine, à Conflans-Sainte-Honorine, un important trafic de batellerie transite à travers Compiègne.
Ceci a d’ailleurs contribué à modeler le paysage sur le fleuve depuis la fin du XIXème siècle. C‘est à cette époque en effet que cette île de Venette [dont la pointe est ici visible au centre de l’image] est artificiellement créée afin de faciliter la navigation sur l’Oise. Celle-ci est aménagée peu après la construction d’une nouvelle écluse (125 mètres x 12) destinée à accueillir les trains de cinq péniches et leur remorqueur Guêpe qui circulent alors sur le fleuve. Ces mariniers de passage trouvaient dans l’ile plusieurs cafés-épiceries qui assuraient leur ravitaillement, tout comme celui des nombreux pécheurs compiègnois.

Cet aménagement de l’Oise se poursuit aujourd’hui, avec le creusement programmé du futur du canal Seine-Nord. Sur la centaine de kilomètres navigables de rivière, le réseau des quatorze écluses est modernisé et automatisé de 2001 à 2004. De même avec les sept barrages manuels de l’Oise, qui sont équipés par des ouvrages mécanisés. Ainsi en est-il avec celui de Compiègne, en 2011, lequel remplace l’ancienne installation inaugurée en 1916, et qui possède une passerelle permettant aux piétons et vélos de traverser la rivière. Reste à mettre le fleuve au gabarit européen (projet MAGEO), pour garantir un mouillage de quatre mètres (contre trois mètres aujourd’hui) aux passages des bateaux.
D’ailleurs ce trafic impose la disparition de l’Ilot des Rats, cette mince surface de terre de quelques 50 m2, laquelle abrite pourtant une imposante colonie d’oiseaux (des hérons, des cygnes, des oies, des canards colverts, des poules d’eau, des goélands, des cormorans, des mouettes rieuses…). C‘est pourquoi, en 2012, est créée la S.F.I.R., l’Association pour la sauvegarde de la faune de l’île des rats de Compiègne-Venette, qui entend convaincre V.N.F., Voies navigables de France, de créer un lieu nouveau de niche sur la pointe de l’ile voisine.    Marc Nadaux

 MASSIF DES CALANQUE MARSEILLE 

L’Île de Riou, « île aux rats »

Riou est aussi surnommée « île aux rats ». Ainsi, si l’on mouille dans une crique et que l’on accoste pour bronzer, et pique-niquer, de gros rats noirs ne tardent pas à apparaître, attirés qu’ils sont par les restes de repas des touristes. Les rats ne connaissent pas de prédateurs sur les 90 hectares de l’île, sauf les employés du Conservatoire du littoral qui essaient de limiter leur surpopulation. Ils se nourrissent de la population d’oiseaux, mangeant les cadavres, les oeufs, les oisillons mal protégés…

Lakko    https://www.lakko.fr/riou.html