Archives de catégorie : Culture

Rat à trouille

Les rats pourraient devenir plus gros que des vaches

Source : Atlantico-light /  Les rats pourraient devenir plus gros que des vaches
4 février 2014

Le scientifique Jan Zalasiewicz affirme que les rongeurs vont grossir de près de 80 kilos dans le futur.

Voilà une nouvelle qui va faire froid dans le dos. En prenant en compte leur évolution, un géologue réputé du nom de Jan Zalasiewicz prédit que les rats deviendront un jour beaucoup plus gros qu’ils ne le sont aujourd’hui. « Les rongeurs prennent la forme qu’il faut pour survivre et se reproduire », affirme ce scientifique issu de l’Université de Leicester, en Grande-Bretagne.

Selon lui, ces rongeurs pourraient dépasser la taille et le poids des moutons voire des vaches dans le futur. « Les animaux vont évoluer comme ils l’ont toujours fait. A l’époque des dinosaures, les rats étaient des animaux minuscules. Si l’écosystème est suffisamment vide, ils auront l’occasion d’être beaucoup plus grands », a-t-il ajouté. Pour rappel, le plus gros rongeur ayant jamais existé était le Josephoartigasia monesi qui avait un crâne de 57 cm, il y a trois millions d’années. Sa longueur totale était évaluée à trois mètres alors que sa masse approchait la tonne.

« Les rats sont l’un des meilleurs exemples d’espèces que nous avons aidé à s’étendre à travers le monde. Ils sont parvenus à s’adapter à énormément de nouveaux environnements qu’ils ont trouvé eux-mêmes », a expliqué le docteur Jan Zalasiewicz avant d’ajouter que ces rongeurs « sont aujourd’hui dans beaucoup d’endroits dans le monde, notamment des îles. Une fois implantés, ils sont extrêmement difficiles à éradiquer. » D’après le scientifique, on pourrait ainsi trouver dans le futur des nouveaux rats, « rapides et féroces, lents et lourds voire même des rats aquatiques ». D’autres animaux tels que les chats ou les lapins pourraient suivre la même voie…

Vu sur : Lu sur le Daily Mail

LES RATS D’ARRAS

Le rat est le sympathique symbole de la ville d’Arras. L’affection pour le rongeur trouve ses origines dans l’histoire, et se décline aujourd’hui sous de multiples formes. Et d’abord en chocolat ! Un produit du terroir incontournable et une spécialité à grignoter en se baladant dans la ville sur la piste du rat.

On ne prononçait pas autrefois le « s » d’Arras. « Arra » devient « A Rats » dans l’imagerie et le langage populaire. Des rats apparaissent sur les sceaux de la ville officiels dès le 14e siècle autour d’un lion et d’une enceinte fortifiée. Ils figurent également dans les attributs de l’Évêché d’Arras, dès 1331. Adopté par l’atelier monétaire de Philippe II d’Espagne au 16e, l’image du rat s’exporte et devient le curieux emblème d’une ville plutôt espiègle.

Après un long siège, les troupes de Louis XIII s’emparent de la cité artésienne, alors espagnole, le 9 août 1640. Ils découvrent une inscription ironique laissée par les Hispaniques : « Quand les Français prendront Arras, les souris mangeront les chats ». Les soldats répondent sur le même ton de la provocation en effaçant une seule lettre, ce qui devient : « Quand les Français rendront Arras, les souris mangeront les chats ». Arras est restée française, et les rats s’en donnent à cœur joie ! La Fête des Rats, aujourd’hui disparue, rappelait cette page amusante de l’histoire arrageoise.

Ils se sont même hissés sur le toit de la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption et de Saint-Vaast. Patronyme de restaurant (Le Petit Rat Porteur), de café culturel et solidaire (Le Rat Perché) ou d’associations (Les Rats d’Arras, le club de football américain), le rat a pignon sur rue au cœur de la Place des Héros.

EXTRAIT DU SITE ARRAS, PAYS D’ARRAS / https://www.arraspaysdartois.com/artisans-et-specialites/le-rat-darras/

THE STRANGLERS

The STRANGLERS – Rattus Norvegicus (1977)

par ARP2600 le 28 Octobre 2014

Ah, les STRANGLERS… Chaque groupe a son identité, bien sûr, mais celui-ci est un des plus étranges de l’histoire du rock. Généralement reliés au mouvement punk, leurs attaches psychédéliques et les origines variées des membres leur donnent cependant un son et un style uniques, tout en étant un groupe facile d’accès comme en attestent leurs excellents résultats commerciaux entre 1977 et 1983. Leur musique est vraiment paradoxale, les mélodies paraissant souvent fort simples, mais le résultat global étant toujours loin d’être stupide.

LIRE LA SUITE… Forces Paralléles

RAT DE GAMBIE

Ces « rats géants » détectent les mines et la tuberculose

On les connaît sous de nombreux noms en Afrique, le plus mondialement répandu étant probablement celui de « rats de Gambie ». L’appellation fait froncer les sourcils des zoologues : ils vous le diront haut et fort, ce ne sont pas des rats, malgré l’air de famille. Ces rongeurs appartiennent non pas au genre rattus, comme nos bons vieux rats des villes et des champs, mais à celui des cricétomes.

Quand on les voit, on ne peut cependant pas s’empêcher de penser « rat géant » quelle que soit leur classification officielle, et même s’ils ont des poches dans les joues comme les hamsters. Ces gentilles bestioles peuvent atteindre un mètre de long, en comptant la queue, et les mâles pèsent environ 2 kilos. Ce n’est pas encore tout à fait autant qu’un chat de gouttière, mais il y a de quoi faire réfléchir Minet si jamais il lui prenait l’envie d’aller leur chercher des crosses.

De la Floride à la table

Hors de leur habitat naturel, les régions tropicales africaines, ces rats sont parfois considérés comme une espèce invasive. C’est le cas dans l’archipel des Keys de Floride. Ils s’y sont répandus après avoir été importés, comme beaucoup « d’animaux exotiques », après dit-on qu’un éleveur en ait relâché une poignée dans la nature. Les efforts des autorités locales pour les éradiquer depuis une vingtaine d’années n’ont pas encore été totalement couronnés de succès.

Dans certaines régions d’Afrique, en revanche, les rats de Gambie sont les bienvenus à table, mais en tant que plat de résistance : comme beaucoup d’autres animaux sauvages, on les chasse pour les manger. Pourtant, le rat de Gambie peut être aussi un bon compagnon : certains les adoptent comme animaux familiers. Mais ce n’est pas son lien le plus intéressant avec l’humanité. Car ce rat qui n’en est pas un est… un sauveur de vies, et à double titre.

Ils détectent les mines antipersonnel…

Un rat de Gambie détectant des mines en Angola (Apopo)

C’est l’ONG belge Apopo qui a mis le rat de Gambie sur le devant de la scène mondiale. Depuis une vingtaine d’années, elle entraîne et utilise des cricétomes pour détecter les mines antipersonnel en Angola, au Cambodge, en Colombie ou ailleurs. Ces engins de mort, qui font des milliers de victimes chaque année (plus de 7.200 en 2017 selon Handicap International, dont 87% de civiles), restent en place souvent des années après la fin d’un conflit, et représentent un grave danger pour les populations concernées.

Le rongeur a toutes les qualités pour nous aider à nous en débarrasser. Sa vue basse est compensée par une ouïe fine, mais surtout par un odorat hors pair qui lui permet de renifler le TNT. De plus, il n’est pas assez lourd pour déclencher les mines, il peut donc opérer sans risque. Chez Apopo, on explique :

« Aujourd’hui, notre association a libéré plus de 23 millions de mètres carrés de terres contaminées et détruit plus de 107.000 mines et explosifs. »Grâce aux « rats géants ».

… et la tuberculose

Le nez des cricétomes peut également être entraîné à détecter la tuberculose dans des échantillons de salive. Apopo a ainsi installé ces rongeurs dans une centaine de cliniques publiques en Tanzanie, en Éthiopie et au Mozambique. Cette maladie fait encore des centaines de milliers de morts chaque année dans le monde, et selon Apopo, « dans la plupart des pays d’Afrique sub-saharienne, seulement la moitié des patients atteints de tuberculose sont diagnostiqués dans leurs cliniques locales. »

Or, la précision de la détection par les cricétomes vaut celle obtenue avec des microscopes… mais ils sont 20 fois plus rapides ! L’ONG revendique une augmentation de 40% des diagnostics de tuberculose dans les cliniques où ses rongeurs sont en activité.

Il faut neuf mois pour entraîner un rat de Gambie dans le centre de recherches d’Apopo, en Tanzanie, où les petites bestioles sont soigneusement élevées et entraînées.

Un cricétome entraîné à détecter la tuberculose dans des échantillons de salive (Apopo)

Une reproduction qui intrigue

Pour les scientifiques c’est la reproduction de ces rongeurs qui intrigue. « Ils sont tellement importants dans le travail humanitaire que nous voulions comprendre leurs comportements reproducteurs et leurs capacités olfactives », explique Alex Ophir, professeur assistant de psychologie à l’université Cornell (Etats-Unis), co-auteur d’une étude qui vient de paraître dans la revue « Animal Behavior ».

Ces chercheurs se sont aperçus que les femelles de l’espèce avaient un développement sexuel extrêmement lent. Parmi les mâles, certains arrivent à détecter rapidement les femelles capables de se reproduire alors que d’autres ne font pas la différence. « Pour les mâles recherchant une partenaire, identifier quelles femelles adultes sont disponibles pour la reproduction est critique », détaillent ces chercheurs. Alors, d’où vient la différence de comportement des mâles ?

Selon les auteurs de ces travaux, la différence entre ces mâles se fait dans l’utérus de leur mère. Certains sont davantage exposés à des hormones sexuelles mâles (androgènes), comme la testostérone, et cela les amène ensuite à mieux repérer les femelles disponibles. Et de manière similaire, les femelles disponibles semblent préférer l’odeur des mâles en question.

Angela Freeman, co-auteur de l’étude, observe :

« Alors que tous les mâles sont supposés être capables de recevoir la même information d’une femelle par l’intermédiaire de son urine, les mâles qui ont été exposés aux androgènes au début de leur vie ont une manière modifiée d’utiliser l’information, ce qui leur donne un avantage compétitif pour trouver des partenaires d’accouplement potentielles. »Le comportement de ces cricétomes mâles « soulève des questions intéressantes sur l’évolution », souligne Alex Ophir. Comme « savoir comment la sélection naturelle opère sur des traits qui sont largement déterminés par des caractéristiques survenant par hasard dans l’environnement utérin ? »

Ces caractéristiques reproductives des cricétomes semblent uniques chez les rongeurs : pour la plupart d’entre eux, le cycle de disponibilité des femelles est déterminé par des périodes de chaleurs. Mais chez les rats de Gambie femelles, le cycle reproductif peut apparaître de manière soudaine. Pour Angela Freeman, « des études prochaines pour comprendre ce processus aideront à expliquer pourquoi il est si difficile de faire se reproduire les cricétomes en captivité. »

Qu’il y ait un lien entre la vie sexuelle d’un rongeur géant et les combats contre une maladie infectieuse et contre des armes décimant des civils montre bien à quel point la nature est surprenante… et qu’elle peut beaucoup apporter aux humains, à condition de la préserver.

Jean-Paul Fritz