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APOPO

16 ANGOLA RATS READY TO DETECT LANDMINES

By Ashley Fitzpatrick | Grant & Regional Manager, Mine Action Africa

All 16 rat reinforcements pass their accreditation test

This past week was an exciting one for the APOPO Mine Action Angola Team with all 16 recently arrived mine detection rats successfully passing their NMAS/IMAS accreditation test.

On 16 and 17 July, APOPO hosted two representatives from Angola’s national demining authority, the Comissão Nacional Intersectorial de Desminagem e Assistência Humanitária (CNIDAH) or in English, the National Intersectorial Commission for Humanitarian Demining and Assistance (CNIDAH), for an independent, external double-blind testing of 16 freshly trained and newly imported mine detection rats (MDR). APOPO expects CNIDAH in Luanda to communicate the final results this week to allow the new MDR to start operations from early August.

The two days of testing were held in a former minefield previously cleared by APOPO with the assistance of now retired MDR. The test area had been specially prepared by CNIDAH the month prior with deactivated landmines planted for the MDR and their handlers to find. The accreditation is “double-blind” because the MDR and the handlers are unaware of the locations of the targets, which are known only to CNIDAH who have them marked on a map. Each of 16 MDR were subjected to a search of 200 square metres, and all 16 of the MDR correctly indicated the targets within a one-meter radius of the target, with not a single one missed. This reflects the high level of mine detection skill of the MDR and their handlers as well as the quality of the breeding and training at APOPO’s Headquarters and training centre in Morogoro, Tanzania.

“From day one of the refresher training in Uíge, this new group of detection rats demonstrated efficiency, and high levels of motivation. During the test, not only the rats, but also us handlers were closely monitored for precision and accuracy.” – APOPO Angola MDR Handler, Arao Domingos

Zacarias Chambe, one of APOPO’s most experienced MDR Supervisors was on the ground in Angola in the weeks leading up to accreditation and during the testing. He said, “I credit APOPO’s training team in Tanzania for preparing a fine group of detection rats, which quickly acclimatised to our premises in Uíge, and demonstrated strong positive behaviour that is easy for handlers to recognise.

“These detection rats are proof that, effective training is a partnership between the animals, the handlers, and the supervisors which is based on trust, respect, and science” says Abdullah Ramadhani, MDR Supervisor Tanzania Training Centre.

Alfredo Adamo, APOPO’s long-serving MDR Supervisor in Angola recalled, “I was excited to meet the 16 new MDRs at the airport in Luanda after having waited anxiously for them since they departed APOPO’s headquarters in early May. They have impressively proved themselves as Angola’s next team of mine detection rats to take on our next tasked minefields in Angola. With accreditation now out of the way, as soon as we have the certificate from CNIDAH in Luanda, APOPO will immediately deploy the MDR to an ongoing task in Uíge Province located in the district of Quitexe. The minefield was a former military position and camp, and once free from all hazards, the area will used for expansion of the nearby village and for agriculture.

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MEMOIRE DE RATS

Il y a 50 ans, les rats envahissaient les Halles !

>Culture & Loisirs|Charles de Saint Sauveur|28 janvier 2018, 14h58|1
 Pendant un siècle, les Halles ont été la corne d’abondance des rats parisiens. On a craint le pire avec la destruction du Ventre de Paris (ici la une du « Parisien libéré » du 8 février 1968).AFP

Une vidéo diffusée par notre journal est venue rappeler que les rongeurs prolifèrent dans la capitale. L’inquiétude ressurgit régulièrement, comme il y a 50 ans, avec le déménagement à Rungis du «Ventre de Paris».

Le 8 février 1968, c’est sur les sommets de Chamrousse (Isère) que les Français ont les yeux rivés : Jean-Claude Killy, la star tricolore du ski, s’apprête à disputer — et gagner — la descente olympique. Mais ce jeudi-là, l’autre sujet qui barre la une du «Parisien libéré» invite à regarder beaucoup plus bas… dans les sous-sols de la capitale. «200 000 rats menacent d’envahir Paris», titre le quotidien, en prenant soin de glisser une photo de la bestiole.

Pourquoi ce cri d’alarme ? C’est la démolition des Halles, prévue dans un an, qui inquiète les autorités. Jean Maillet, le rapporteur de la propreté au Conseil de Paris, l’explique au journal sans détour : «Faute de trouver sur place leur nourriture, les rats des Halles vont sortir des entrepôts dans lesquels ils se terraient et envahir les immeubles riverains.» S’il n’a plus rien à se mettre sous les dents, le surmulot affamé devient «furieux», souligne le journaliste. Et de rappeler la belle frayeur de la famille Ellia en mars 1967, «quand une horde de rats s’est lancée à l’assaut d’un appartement au 6, passage Lepic».

LIRE AUSSI< Prolifération de rats à Paris : la vidéo choc d’un éboueur

Une armée de techniciens pour lutter contre le fléau

Pour les autorités, il y a en effet de quoi se ronger les sangs. Ce n’est pas une mince affaire de détruire tout un quartier, il est vrai congestionné et plus du tout conforme aux normes hygiéniques. Les célèbres Halles de Baltard, douze pavillons de fer et de verre construits sous Napoléon III, seront rasés. Et avec eux, toute une histoire, celle du «Ventre de Paris» qui n’a cessé d’enfler depuis le XVIe siècle.

Adieu bouchers, tripiers, primeurs, pétrisseurs de beurre et mireurs qui passaient les oeufs à la bougie pour vérifier leur fraîcheur. Adieu crieurs, vitriers, «forts des Halles», marchands de soupe, tasseurs, dont l’art consistait à édifier de gigantesques pyramides de légumes. C’est tout ce petit monde des Halles qui doit disparaître dans la nuit du 1er mars 1969, pour prendre la direction de Rungis, en banlieue sud.

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Tous ? Non, les rats, eux, ne seront pas du voyage. Depuis cinq siècles que le quartier alimente les appétits voraces de la capitale, les surmulots sont ici chez eux. D’authentiques riverains, certes relégués dans les égouts, mais qui revendiquent — comme leurs voisins humains du dessus — de se servir dans ce fantastique garde-manger. Ils l’ignorent mais pour eux, le jour du dernier festin approche.

Pis : les pouvoirs publics mitonnent un plan radical qui prévoit de… ratiboiser toutes les colonies du secteur ! C’est donc la guerre des Halles qui leur est déclarée avec, à la manoeuvre, Lucienne Corre-Hurst, directrice des laboratoires du rat et des épidémies à la préfecture de police.

Plus question d’envoyer des CRS mater la révolte étudiante comme en mai, mais des bataillons de techniciens. Pendant des mois, le terrain est «miné» par la pose d’appâts : près de 2 300 immeubles dératisés en continu. Voilà pour le harcèlement. Place, désormais, à l’assaut proprement dit. Il est lancé le 28 février au matin, veille du déménagement à Rungis. A l’aube, environ 150 hommes casqués partent traquer les gaspards.

Une semaine de battue, 10 t de raticides déversés dans les égouts, les caves, le métro, les entrepôts… Le 8 mars, le premier bilan tombe… grotesque : 18 cadavres seulement ! Ils sont partis à Rungis à la queue leu leu, clame la rumeur publique. Même le général de Gaulle, dans sa retraite de Colombey, s’en émeut auprès de son ex-ministre de la Culture, André Malraux, qui se dit lui aussi «intrigué» par cette disparition. La réalité se fera jour plus tard : comme leur instinct les y pousse, les rongeurs — 20 000 dit-on — s’étaient cachés pour mourir.

Pour en savoir plus, le passionnant livre de la journaliste Zineb Dryef : « Dans les murs : les Rats de la Grande Peste à Ratatouille » (Editions Don Quichotte).

 

Panique en 1920 : la peste revient à Paris

«Il y a la peste à Paris, mais il ne faut pas en parler, nous dit un chef de service à Pasteur.» La confidence d’un ponte de l’Institut est relayée à la unedu «Populaire» le 1 er septembre 1920. Mais cela fait déjà plus de trois mois que les autorités sanitaires tentent d’endiguer la peste bubonique qui fait son grand retour dans les faubourgs de la capitale. La mort, le 15 mai à l’hôpital Bretonneau (XVIIIe), d’un garçon de 8 ans, le corps couvert de taches bleues, avec un gros bubon à l’aine, est suivie le lendemain de celle de son père, victime lui aussi du bacille qui avait décimé un bon tiers de l’Europe au milieu du XIVe siècle.

On sait désormais la soigner, heureusement, mais il faut remonter la piste sans tarder pour empêcher la maladie de progresser. Et agir dans la plus grande discrétion pour éviter la panique : la peste est ainsi appelée «maladie numéro 9» (la lettre «p» arrive en 9e position dans la liste des 13 affections contagieuses qui font l’objet d’une déclaration obligatoire). Au début de l’été, un autre foyer se déclare au 44, rue d’Hautpoul (XIXe), qui abrite une cité poisseuse derrière les Buttes-Chaumont.

Trois membres d’une même famille décèdent. Ici comme à Levallois ou sur les anciennes fortifications de Saint-Ouen, mais aussi à Clichy et Pantin, partout où les cas sont recensés, les limiers finissent par observer que les chiffonniers sont en première ligne. Cette population misérable vit des détritus qu’elle ramasse et vend. Forcément, les rats ne sont jamais loin. Et ce sont eux, comme l’a prouvé Alexandre Yersin vingt-cinq ans plus tôt, qui transmettent la peste via leurs puces.

Au terme d’une campagne de vaccination, la peste décline assez vite à la fin 1920, après avoir contaminé une centaine de malades, et fait 34 morts. Comment diable ce fléau d’un autre âge était-il revenu à Paris ? Par un bateau venu des Indes, a ensuite démontré une enquête. Chargé de charbon anglais, il avait remonté la Seine depuis Le Havre jusqu’à Levallois, où il resta deux jours, le temps à quelques rats infestés… de quitter le navire